
Travailler avec la famille, est une chose assez complexe. Cela a plusieures causes.
La violence domestique, des conflits familials (parents/enfants) et un manque de communication se manifeste dans la moitié des familles.
Quatre assistants sociales et deux stagiaires, forment l’équipe de M.A.
On apprend les familles à communiquer de façon verbale et non-verbale, et à montrer de l’affection.
Après plusieures visites, interviews et entrainements pour les parents, une amélioration est visible des deux côtés. Des compliments, embrassements, sourires et conversations apparaissent entre les membres de la famille.
Les parents nous demandent même comment aborder des sujets difficiles avec leurs enfants.
Une équipe multidisciplinaire, sous la direction de notre psychologue, s’occupe de cas individuels. Des questions graves comme l’abus sexuel, violence domestique et toxicomanie sont traitées à ce niveau.
Nos trois infirmières visitent les enfants dans les salles et à domicile. Nous arrivons chez eux par l’intermédiaire des éducateurs, assistants sociales et travailleurs de rue. Durant nos visites, nous nous occupons d’hygiène buccale et prenons régulièrement un diagnostique dentaire. Les enfants qui ont des problèmes dentaires (diatoriques) sont renvoyés vers un dentiste.
D’autre part, on essaie de leur expliquer l’importance d’une assurance-maladie.
Grâce à nos visites à domicile, on a peut obtenir l’inscription à la caisse d’assurance maladie pour la majorité des enfants.
Nos travailleurs de rue se dirigent spécialement vers les enfants les moins accessibles.
Comme ceux qui travaillent et passent leur journée principalement dans la rue, ou sur le marché.
Il y a des enfants qui survivent dans la petite criminalité, et qui se couchent sur les pièces de construction et de canalisation souterraines pendant la nuit. Ces gamins là, ont souvent choisi eux-même d’abandonner leur maison, parce qu’ils ne supportent plus la violence physique et l’abus sexuel. Ils prennent leur recours aux stupéfiants, afin d‘éviter la souffrance pendant un instant.
En 2010, on commence avec le projet pilote d’installation dans une chambre accompagnée.
Il sera accessible aux gamins de rue qui ont ras le bol de la vie dans la rue, et qui cherchent à sortir de la toxicomanie. C’est une transition difficile d’une vie dans la rue, pleine de liberté , de vol et de dépendance toxicomanique, vers une vie familiale pleine de structure et de règles.
On entemera la première année sans fonder de grands espoirs et surtout de rester ouvert à tous.
Le programme sera différent pour chaque jeune, mais nous veillons au défi, et à ce qu’ils soient confirmés positivement à chaque petit pas en avant.
Nous travaillons sur les aptitudes sociales, la résistance à la pression de la rue et aux stupéfiants, et la formation de l’identité.
En deuxième et troisième année, on prépare les jeunes à habiter indépendamment.
Apprendre à cuisiner, faire le linge, budgetter et nettoyer.
Le jeune obtiendra quelques libertés, afin d’assumer la responsabilité de sa propre vie dans le futur.